Le suicide au Québec : 1981 à 2018 — Mise à jour 2021

 

Faits saillants

  • Selon les données provisoires pour l’année 2018, le taux brut de suicide était de 12,6 par 100 000 personnes au Québec (n = 1 054 suicides). En 2016 et 2017, ce taux était respectivement de 13,4 et 12,8 par 100 000 personnes.
  • Au Québec, le taux de suicide est trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

Plus spécifiquement chez les hommes 

  • Depuis le sommet atteint en 1999 (35,3 suicides par 100 000 personnes), le taux de suicide a constamment diminué pour atteindre un taux ajusté de 19,0 par 100 000 personnes en 2018 (790 suicides).
  • Le taux de suicide est encore en diminution chez les hommes âgés de 35 à 49 ans tandis qu’il a atteint un plateau pour les autres groupes d’âge.
  • Le taux de suicide le plus élevé s’observe chez les hommes âgés de 50 à 64 ans.

Plus spécifiquement chez les femmes 

  • Le taux de suicide a augmenté jusqu’en 1999 pour atteindre un sommet de 8,8 par 100 000 personnes. Ensuite, ce taux a diminué pour atteindre 6,3 par 100 000 personnes en 2018 (264 suicides). Les résultats des années précédentes suggèrent que le taux de suicide chez les femmes est stable depuis une dizaine d’années.
  • Comme chez les hommes, le taux de suicide le plus élevé s’observe chez les femmes âgées de 50 à 64 ans.

Importance du suicide parmi l’ensemble des décès

  • Au Québec, le suicide représentait 1,7 % de tous les décès pour les années 2015-2017. Cette proportion était plus élevée pour les hommes (2,6 %) que pour les femmes (0,9 %).

Hospitalisations pour tentative de suicide

  • Contrairement aux tendances à la baisse pour le taux de suicide, le taux ajusté d’hospitalisations pour tentative de suicide a augmenté dans les dix dernières années. Entre 2008 et 2019, ce taux est passé de 38,7 à 59,8 par 100 000 personnes chez les femmes et de 30,1 à 38,2 par 100 000 personnes chez les hommes. Il y a une légère diminution en 2019, mais l’augmentation des dernières années est toujours présente.
  • Les hausses les plus marquées du taux d’hospitalisations pour tentative de suicide s’observent chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans. Chez les adolescentes, ce taux a plus que doublé depuis 2008 (73,5 par 100 000 personnes) pour atteindre 175,3 par 100 000 personnes en 2019. Chez les garçons, il y a une hausse subite en 2017 (71,0 par 100 000 personnes) qui semble avoir un peu diminué en 2018 et 2019 (respectivement 65,4 et 67,8 par 100 000 personnes).
  • Sur une période de 10 ans, environ 20 % des personnes hospitalisées en 2019-2020 avaient déjà été admises à l’hôpital auparavant pour une autre tentative de suicide.

Autres faits saillants 

  • Pour 2016-2018, les taux de suicide au Nunavik, en Abitibi-Témiscamingue et en Chaudière-Appalaches étaient significativement plus élevés que le reste du Québec, alors que ceux de Laval et de Montréal étaient significativement inférieurs.
  • Pour 2016-2018, le moyen le plus utilisé pour s’enlever la vie chez les hommes et les femmes au Québec était la pendaison (respectivement 55,5 % et 42,9 %). Les suicides par arme à feu étaient relativement plus fréquents chez les hommes (15,5 %) tandis que les suicides par intoxication étaient relativement plus importants chez les femmes (35,8 %).
  • Parmi les investigations toxicologiques d’alcoolémie réalisées chez les personnes qui se sont enlevé la vie, deux tiers sont ressortis négatives, donc sans aucune trace d’alcool. Il apparaît néanmoins que parmi les cas où l’alcoolémie a été déclarée positive, plus de la moitié avait une concentration qui dépassait 80 mg sur 100 ml de sang.
Le suicide au Québec : 1981 à 2018 — Mise à jour 2021

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ISBN (électronique): 

978-2-550-88454-5

ISSN (électronique): 

2562-3400

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