Gestion de l'accès au matériel d'injection et de la récupération des seringues sur les plans canadien et international

Cette revue de littérature sur les plans canadien et international, décrivant les modalités d'accès au matériel d'injection et de la récupération des seringues ainsi que les divers éléments qui, dans le contexte de la prévention du VIH et des hépatites B et C, sont recommandés pour la distribution du matériel d’injection stérile auprès des UDI, appuie les recommandations émises dans le Rapport d’enquête – Portrait national de la gestion de l’accès au matériel d’injection et de la récupération des seringues.

De façon générale, les renseignements obtenus nous permettent d’affirmer que l’accès au matériel d’injection est varié. Divers centres ou modes d’accès ont été identifiés tels que les PES, les pharmacies, les automates et les collecteurs de seringues simples. Les éléments distribués aux UDI varient d’un endroit à l’autre, mais ce sont généralement des seringues, des aiguilles, des bouteilles avec ou sans eau stérile, des bouteilles d’eau de Javel, des tampons d’alcool, des filtres, des contenants de chauffage et de dissolution, des condoms, des lubrifiants, des garrots, des gants, des tampons secs ainsi que de l’acide ascorbique. La distribution ou la vente du matériel d’injection se fait à l’unité (les aiguilles, les tampons d’alcool et les autres éléments sont distribués séparément) ou en trousse.

Certaines expériences étrangères, notamment celles qui ont trait à l’utilisation d’automates afin de compléter l’accès au matériel d’injection dans les endroits à forte concentration d’UDI, semblent des alternatives intéressantes à explorer au Québec. Quant au matériel qui devrait être distribué aux UDI, cette revue de littérature devrait aider à déterminer les éléments requis. Le rapport produit par Janine Matte présente les recommandations à cet effet.

En ce qui concerne la gestion de la récupération des seringues, la revue de littérature a permis d’identifier de multiples projets mis de l’avant afin de diminuer le nombre de seringues retrouvées dans l’environnement. Plusieurs initiatives, particulièrement celles des collecteurs de seringues simples, auraient intérêt à être retenues par les DRSP afin de bonifier la récupération des seringues usagées.

Macalino et al. (1998), qui a effectué la recension de 15 programmes de récupération des seringues utilisées par les UDI ou les diabétiques aux États-Unis, au Canada et en Australie, considère que trois stratégies majeures sont utilisées dans ces programmes de récupération :

 

  • les individus déposent leurs seringues usagées dans des contenants résistants aux perforations qu'ils jettent ensuite dans les poubelles;
  • des collecteurs de seringues simples sont disponibles;
  • les gens disposent les seringues usagées dans des contenants de récupération qu'ils rapportent dans des sites communautaires, dans des hôpitaux ou dans des pharmacies.

Ces trois stratégies résument bien les renseignements que nous avons obtenus au cours de notre revue de littérature.

Macalino et al. (1998) présente huit recommandations afin d'établir un programme communautaire de récupération des seringues. Nous croyons aussi que la réflexion entourant la récupération des seringues ne doit pas être faite seulement pour les seringues utilisées par les UDI, mais aussi pour celles utilisées par les diabétiques et les infirmières dans le cadre des soins à domicile.

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ISBN (imprimé): 

2-550-37013-9

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