Consensus d'experts : charge virale et risque de transmission du VIH

Un avis plus récent, basé sur de nouvelles études, vient d'être publié.  Veuillez dorénavant vous référer au contenu de la position du ministère de la Santé et des Services sociaux L'effet du traitement des personnes vivant avec le VIH sur le risque de transmission sexuelle de l'infection  en cliquant sur le lien suivant: http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-002173/

En réponse à une demande du Service de lutte contre les ITSS (SLITSS) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec, un sous-comité d'experts a rédigé un rapport quant à l'effet d'une charge virale indétectable sur le niveau de risque de transmission du VIH. Ce consensus d'experts a été adopté le 11 novembre 2013 par le Comité sur les ITSS de l'INSPQ.

Selon le consensus d'experts de l'INSPQ, un traitement antirétroviral (ARV) efficace qui abaisse la charge virale à un niveau indétectable réduit aussi de manière significative le risque de transmission du VIH. Ainsi, le risque de transmission lors des relations sexuelles vaginales non protégées par un condom passe alors d'un niveau élevé à un niveau négligeable ou très faible uniquement lorsque toutes les conditions suivantes sont respectées :

  • la charge virale de la personne vivant avec le VIH (PVVIH) est indétectable par les trousses de laboratoire actuellement en usage au Québec et est maintenue indétectable pendant au moins six mois, sur deux mesures consécutives, grâce à une thérapie antirétrovirale;
  • la PVVIH adhère aux traitements dans une proportion de 95 % et plus;
  • la PVVIH est en relation stable et exclusive avec son ou sa partenaire;
  • aucun des partenaires ne souffre d'une autre infection transmissible sexuellement et par le sang (ITSS);
  • les deux partenaires sont soumis à un suivi médical intensif (tous les 3 ou 4 mois) comportant une mesure de la charge virale de la PVVIH, un dépistage des ITSS chez chacun des partenaires ainsi qu'un test de dépistage du VIH pour le partenaire séronégatif;
  • les deux partenaires profitent d'un counseling régulier et approprié.

Selon l'avis des experts, les estimations mathématiques et théoriques ainsi que les données épidémiologiques permettent d'estimer que les relations sexuelles orales non protégées par un condom pourraient aussi passer à un niveau de risque négligeable ou très faible seulement si les conditions énumérées précédemment sont respectées.

Toujours selon cet avis d'experts, le constat serait le même pour les relations sexuelles anales insertives et les relations sexuelles anales réceptives, non protégées par un condom passant ainsi d'un niveau de risque élevé à un niveau négligeable ou très faible, seulement si les conditions énumérées précédemment sont respectées.

En plus d'émettre la position de l'INSPQ sur ce sujet, le présent rapport permettra de soutenir la mise à jour des interventions préventives en lien avec la charge virale et les risques de transmission du VIH à la lumière des données probantes actuellement disponibles.

Comité: 

Sujet(s): 

Type de publication: 

ISBN (électronique): 

978-2-550-70479-9

Notice Santécom: