Portrait de l’infection par le virus du Nil occidental au Québec : 2003-2018

Au Québec, le virus du Nil occidental (VNO) est une maladie à déclaration obligatoire depuis 2003 et fait l’objet d’une surveillance intégrée, incluant le volet humain, animal et entomologique.

Ce rapport présente un portrait de l’infection par le VNO au Québec pour la période de 2003 à 2018.

L’analyse des données a permis de dégager les constats suivants :

Surveillance humaine

  • Au Québec, le VNO demeure une infection sporadique avec un faible nombre de cas déclarés annuellement. Des éclosions périodiques peuvent survenir, mais dont l’intensité et la temporalité demeurent difficiles à prédire à cause de l’interaction de plusieurs facteurs incluant la biologie des vecteurs, la diversité des hôtes réservoirs et les changements climatiques.
  • Le VNO est présent dans plusieurs régions sociosanitaires (RSS) du Québec, mais concentré au sud de la province et la RSS de Laval affiche le taux d’incidence le plus élevé. Toutefois, la progression géographique observée dans le temps suggère que le risque d’infection par le VNO sur le territoire québécois est en continuelle évolution.

Surveillance animale

  • Entre 2003 et 2018, des animaux domestiques (surtout des chevaux) et des oiseaux sauvages ont été confirmés positifs au VNO dans plusieurs RSS du Québec, avec une distribution au fil du temps similaire à celle des cas humains.
  • Les oiseaux sauvages pourraient être un bon indicateur du début de saison, puisqu’ils étaient plus souvent signalés avant la déclaration des premiers cas humains ou la collecte des premiers lots de moustiques positifs.

Surveillance entomologique

  • Entre 2003 et 2018, un total de 528 stations entomologiques ont été déployées dans douze RSS de la province. Des lots de moustiques positifs ont été collectés dans huit de ces régions. Sur l’ensemble des lots de moustiques analysés, une faible proportion (1,2 %) s’est révélée positive pour le VNO.

Surveillance intégrée

  • L’analyse des données suggère la présence de corrélations positives entre l’incidence des cas humains et le nombre d’oiseaux sauvages positifs au VNO ou le taux d’infection des moustiques Culex pipiens-restuans (principaux vecteurs du VNO chez l’humain au Québec).
  • Ces associations suggèrent que des données entomologiques ou animales pourraient servir d’indicateurs de détection précoce des saisons à forte circulation du VNO.
Portrait de l’infection par le virus du Nil occidental au Québec : 2003-2018

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ISBN (électronique): 

978-2-550-90151-8

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