50 avis en santé au travail en 5 semaines!

Un Québécois sur deux travaille. En période de pandémie, l’appétit des milieux de travail pour obtenir une information juste au chapitre des mesures à prendre pour protéger les travailleurs contre la COVID-19 a été assouvi. C’est à cette tâche indispensable que s’est attardée l’Unité de la santé au travail de l’Institut (SAT) et de bon nombre de collaborateurs sur lesquels elle peut compter.

La force d’un réseau

Agroalimentaires, sécurité et services publics, accueil des travailleurs étrangers temporaires agricoles, construction domiciliaire, voierie, commerces, mines, manufactures, transport, travailleurs avec maladies chroniques ou immunodéprimés, travailleuses enceintes ou qui allaitent sont parmi les domaines pour lesquels l’équipe de santé au travail, a produit des avis, des recommandations et a répondu à des questions traduisant une inquiétude bien légitime. « Très tôt, on a vu à quel point les employeurs et les syndicats étaient préoccupés d’offrir aux employés des conditions de travail saines et sécuritaires contre le coronavirus et c’est ce qui nous a motivés à agir sans délai », explique Marie-Pascale Sassine, chef d’unité scientifique.

Produire autant en si peu de temps, alors qu’il en faut le triple habituellement, a été possible grâce à l’existence d’un réseau bien établi. Le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) réunit tous les acteurs clés de la santé au travail, dont l’Institut. Ils coopèrent pour la mise en place de conditions optimales de prévention des problèmes de santé attribuables aux conditions de travail. « Au noyau de base de l’unité de l’Institut, sont venus se greffer des collaborateurs du RSPSAT et de différentes équipes de l’Institut de manière à élargir l’étendue de l’expertise requise afin de fournir les connaissances appropriées et connues à ce jour », ajoute Stéphane Perron, médecin-conseil à la Direction de la santé environnementale.  

Miser sur des liens solides

 « La rédaction de chaque fiche a été confiée à des médecins, des professionnels et des relecteurs connaissant bien le secteur d’activité, », précise Mariève Pelletier, conseillère scientifique spécialisée.  « C’est très satisfaisant de savoir que plusieurs associations sectorielles paritaires et différents milieux de travail se sont approprié les fiches pour en faire les leurs et les diffuser dans leur réseau », précisent Geoffroy Denis, chef médical au programme des services de santé au travail du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal et Élisabeth Lajoie, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive et médecine du travail, de la Direction de santé publique du Centre intégré de la santé et des services sociaux de la Montérégie-Centre.

La reprise des activités

Après une première phase visant à soutenir les décideurs, les intervenants du RSPSAT et les acteurs en santé au travail concernant les risques liés à la COVID-19 et les façons d’en prévenir la propagation, une seconde phase a été entamée pour le groupe SAT-COVID. La reprise progressive des activités a débuté en effet avec au premier chef : les milieux horticoles, les garages, les chantiers de construction et les mines. Qu’à cela ne tienne, l’équipe et le réseau SAT prennent leur second souffle d’un marathon inédit et se disent prêts à poursuivre son travail pour la moitié de la population.

Pour consulter la série d’avis produits par l’équipe de santé au travail.