Le counseling en abandon du tabac : besoins des professionnels de la santé en 2010

Au Québec, plus de 10 000 Québécois et Québécoises décèdent chaque année de maladies reliées à l’usage du tabac, ce qui représente plus de 25 personnes chaque jour. Malgré une diminution importante de la prévalence du tabagisme depuis le début des années 90, il n’en demeure pas moins que plus de 1,5 million de Québécois et Québécoises font usage de tabac. 

L’objectif de ce feuillet est de décrire le degré de connaissance et d’appréciation des actions et outils de formation développés par les ordres de même que l’évolution des besoins éducatifs des pharmaciens, dentistes, hygiénistes dentaires, infirmières et inhalothérapeutes. Un bref survol des actions entreprises entre 2004 et 2010 par chacun des ordres est également exposé. Il est possible de connaître l’ensemble des activités développées dans le cadre de ce projet en consultant le site internet de l’INSPQ. Les résultats pour les médecins ne sont pas présentés en raison du faible taux de réponse à l’enquête de 2010.

Ce feuillet fait partie d’une collection de quatre feuillets portant sur les résultats de l’enquête menée en 2010.  

Une recension des écrits récente sur les stratégies efficaces visant à intégrer la prévention dans les pratiques des cliniciens de première ligne indique que, des quatorze stratégies d’intervention étudiées, cinq seraient davantage efficaces. Les interventions multifacettes, comprenant au moins deux stratégies, feraient partie de ce groupe d’interventions davantage efficaces au même titre que les systèmes de rappel visant les cliniciens, les équipes d’amélioration de la qualité des soins, le système de bureau sur mesure et les interventions visant le patient (Provost et al., 2007). Les stratégies les plus fréquentes retrouvées dans les interventions multifacettes étudiées sont la formation continue, les interventions visant le patient (systèmes de rappel ou matériel éducatif), la distribution de matériel éducatif destiné aux cliniciens, les systèmes de rappel visant les cliniciens, l’audit et feedback, les visites éducatives réalisées par un facilitateur ou un délégué en prévention et le soutien externe par une équipe de chercheurs. Il est à noter que certaines de ces interventions ne sont pas à la portée des ordres professionnels.

Depuis 2004, les ordres professionnels, en collaboration avec l’INSPQ, ont développé plusieurs activités variées et complémentaires, des interventions multifacettes, en vue d’optimiser les pratiques de counseling en abandon du tabac de leurs membres (Tremblay et Poirier, 2012a). Celles-ci ont pris la forme de formation continue en salle, de matériel éducatif destiné aux cliniciens, d’écrits dans les revues professionnelles, d’outils d’aide à la pratique permettant une discussion avec les patients fumeurs, etc. Alors que certaines interventions ont suscité l’intérêt de nombreux professionnels, d’autres ont été moins populaires. L’analyse des besoins éducatifs des professionnels en 2010 et de l’appréciation des activités mises en place à leur intention permet ainsi aux ordres professionnels de faire les ajustements nécessaires. Ce qui semble toutefois unanime de la part des professionnels sondés en 2010, c’est qu’ils souhaitent connaître la position de leur ordre sur le sujet. Or, depuis janvier 2012, les cinq ordres professionnels et l’INSPQ se sont engagés à poursuivre leurs efforts pour offrir de la formation sur le counseling en abandon du tabac à leur membres et en faire la promotion; fournir des outils pour aider les professionnels à soutenir leurs patients qui fument; promouvoir les ressources communautaires en abandon du tabac; sensibiliser le public sur le tabagisme et sur l’aide que peuvent apporter les professionnels de la santé et statuer sur la nécessité d’inclure dans les programmes d’études obligatoires de base les connaissances sur le tabagisme et sur le counseling.

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ISBN (électronique): 

978-2-550-65963-1

ISBN (imprimé): 

978-2-550-65962-4

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