Infection transmissible sexuellement et par le sang

  • 8 janvier 2010

    Au 30 juin 2008, 19 911 questionnaires avaient été administrés à 11 240 individus (tableau 1).

    Les trois quarts sont des hommes (8 256/10 931). L'âge moyen chez les hommes est de 34 ans. L'âge moyen des femmes est de 29 ans (tableau 1).

    Les UDI recrutés sont moyennement scolarisés, un sur deux (1 926/3 942) n'ayant pas terminé son cours secondaire (tableau 3; données 2003-2008).

    La cocaïne est la drogue dont l'injection est la plus répandue (86 % des 3 953 répondants en avaient fait usage); le dilaudid suit avec 35 %. On retrouve ensuite l'héroïne (blanche ou beige/brune) avec 28 % (tableau 5; données 2003-2008). La cocaïne est aussi la drogue la plus souvent injectée par 65 % (2 551/3 932) des participants; les drogues opiacées non prescrites suivent avec 28...

  • 22 décembre 2009

    Depuis 2000, la recrudescence de la syphilis au Québec a entraîné une augmentation du dépistage et du nombre de cas rapportés, surtout dans la région de Montréal. Pour faire face à la demande croissante d'analyses, certains laboratoires de biologie médicale ont introduit une épreuve immunoenzymatique (EIA) dans leur algorithme de détection de la syphilis. Cette situation a soulevé la préoccupation des omnipraticiens et des microbiologistes-infectiologues quant à l'interprétation des résultats de dépistage, de diagnostic et de confirmation de la syphilis.

    En réponse à cette préoccupation, le Comité sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang (CITSS) de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a créé le sous-comité Épreuves de détection de la...

  • 7 décembre 2009

    Les centres d'accès au matériel d'injection (CAMI), mis en place au Québec à la fin des années 1980, sont des lieux où les personnes utilisatrices de drogues par injection (UDI) peuvent se rendre pour obtenir du matériel d'injection stérile (seringues stériles, contenants de chauffage/dissolution et filtres (Stéricup), ampoules d'eau et tampons). Ils peuvent aussi y remettre leurs seringues usagées et obtenir des conseils de prévention ainsi que d'autres services psychosociaux. Ce sont des organismes communautaires spécialisés dans la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) auprès des UDI ou avec des clientèles et des vocations multiples, des établissements du réseau de la santé et des services sociaux ainsi que des pharmacies.

    Les...

  • 4 décembre 2009

    Envisagés depuis plusieurs années, les services d'injection supervisée (SIS) ont été formellement inscrits au Programme national de santé publique du Québec (PNSP) en 2008. Bien que plusieurs autres objectifs soient visés par la mise en place de cette mesure, elle s'ajoute plus spécifiquement à celles proposées pour lutter contre les épidémies de VIH et de VHC chez les personnes faisant usage de drogues par injection (UDI). Certaines questions ayant été soulevées entourant les résultats des études portant sur les effets des SIS, l'INSPQ a pris l'initiative de procéder à une analyse critique des recherches effectuées. Le groupe de travail a bénéficié de la collaboration de membres du Service de lutte aux infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), des directions de...

  • 28 septembre 2009

    Le nombre d’infections à Neisseria gonorrhoeae, comme celui de certaines autres infections sexuellement transmissibles, augmente depuis quelques années(1, 15). Le contrôle des gonococcies constitue une priorité en santé publique, puisqu’elles sont une cause importante de maladies inflammatoires pelviennes dont les conséquences potentielles sont l’infertilité et les grossesses ectopiques.

    La surveillance de laboratoire des infections à N. gonorrhoeae permet de suivre l’évolution des cas confirmés, de l’introduction et l’utilisation des nouvelles méthodes diagnostiques et de la résistance aux antibiotiques. Instauré en 1988 par le LSPQ, le programme de surveillance des gonococcies repose sur le réseau des laboratoires hospitaliers du Québec. Les objectifs du programme sont d’...

  • 13 novembre 2008

    Le réseau SurvUDI a été implanté en 1995 au Québec. Ce réseau s'intéresse à la surveillance des infections au VIH et au virus de l'hépatite C (VHC) parmi les utilisateurs de drogue par injection.

    Le recrutement se fait dans plusieurs environnements différents. La plupart des participants sont rencontrés dans des programmes qui donnent accès à du matériel d'injection stérile. D'autres sont recrutés par exemple dans des centres de détention et des cliniques de désintoxication ou de réhabilitation.

    Ceux qui rapportent s'être injecté des drogues dans les six mois précédents sont éligibles à l'étude s'ils se montrent capables de donner un consentement éclairé. Un questionnaire est administré et deux prélèvements de salive enrichie sont faits pour détecter l'infection par le...

  • 3 novembre 2008

    Les résultats présentés dans ce document proviennent d'une enquête nationale sur l'épidémiologie du virus de l'hépatite C (VHC) réalisée à la suite d'un diagnostic transmis au registre des maladies à déclaration obligatoire (MADO). Entre avril 2002 et mars 2004, les directions de santé publique se sont engagées à réaliser des entrevues auprès des personnes atteintes du VHC afin de cerner, entre autres, les facteurs de risque liés à la transmission de cette infection.

    Durant la période à l'étude, 4 918 cas d'infection par le VHC ont été déclarés au registre MADO. De ce nombre, 2 482 ont fait l'objet d'une enquête épidémiologique, pour un taux global de participation de 50 %.

    Les personnes infectées par le VHC rapportent l'usage de drogues par injection ou par inhalation...

  • 16 septembre 2008

    Les centres d'accès au matériel d'injection (CAMI) sont des lieux où les personnes utilisatrices de drogues par injection (UDI) peuvent se rendre pour obtenir du matériel d'injection stérile, des conseils de prévention ainsi que d'autres services psychosociaux. La plupart des CAMI récupèrent les seringues usagées. Le réseau des CAMI a été mis en place au Québec à la fin des années 1980. Ce sont des organismes communautaires, des établissements du réseau de la santé et des services sociaux ainsi que des pharmacies.

    Au Québec, la notion de réduction des méfaits liés à l’usage de drogues s’est développée vers la fin des années 1980 en réponse à la situation alarmante de la transmission du VIH chez les personnes faisant usage de drogues par injection. Depuis, les efforts de...

  • 12 juin 2008

    Les infections à Neisseria gonorrhoeae, comme certaines autres infections sexuellement transmissibles, sont en progression depuis quelques années. Le contrôle de cette infection constitue une priorité en santé publique, du fait de son importance chez certaines populations et de ses conséquences sur la fertilité.

    Les infections à N. gonorrhoeae ont été marquées ces dernières années par une augmentation de leur incidence mais aussi par une augmentation importante des résistances à la ciprofloxacine tant au Québec (de 6,9 % en 2004 à 30,2 % en 2006) qu'ailleurs dans le monde.

    L'analyse des données de surveillance présentées dans ce rapport permet de décrire l'épidémiologie des infections à gonocoque en fonction de tendances temporelles depuis 2001 et de...

  • 12 juin 2008

    Au Québec, près de 2000 cas d’hépatite C sont diagnostiqués chaque année et la population des utilisateurs de drogues par injection est la plus touchée par cette infection. Les personnes infectées par le virus de l’hépatite C ne ressentent généralement pas les effets à court terme, mais bon nombre d’entre elles deviennent des porteurs chroniques et peuvent continuer de transmettre l’infection. De plus, un certain nombre de ces porteurs chroniques développeront des complications au cours des décennies suivant la primo infection. Depuis quelques années, il existe un traitement pour les personnes séropositives au virus de l’hépatite C (VHC). Le traitement comporte des effets secondaires importants nécessitant une prise en charge des individus à traiter pour en assurer l’efficacité. Dans...

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