Identifier les besoins des acteurs locaux en matière de transfert de connaissances associées à la saine alimentation et un mode de vie physiquement actif

Lucie Lapierre
Geneviève Pelletier

 

Contexte :
Le plan stratégique 2011-2014 de Québec en Forme identifie parmi ses stratégies, la structuration du transfert de connaissances. Pour qu’ultimement les connaissances contribuent à des changements de pratique, celles-ci doivent correspondre à des besoins. Or, les besoins des acteurs des secteurs municipaux, scolaires, services de garde, petite enfance, communautaire, agroalimentaire, transport, santé ou sport associatif, en lien avec la saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, sont méconnus.

Objectif :
Identifier les besoins en matière de connaissances utiles à l’action pour lesquelles les acteurs estiment qu’ils ont peu ou pas d’accès.

Méthode :
Une collecte de données a été réalisée en deux volets au printemps 2012 avec une firme de sondage. Au total, 773 acteurs interpelés par ces deux habitudes de vie au Québec ont répondu à un questionnaire selon deux modalités : a)  un sondage Web par l’insertion d’un questionnaire de 15 minutes, sur le site Internet et la page Facebook de l’organisation, du 20 avril au 18 mai 2012 (n =  201) et b) une invitation personnalisée transmise à des partenaires locaux intersectoriels du 20 mai au 8 juin, (n =  572). Les marges d’erreur maximales à un niveau de confiance de 95 % étant respectivement ± 6,91 % et ± 3,31 %.

Résultats :
À l’exception des répondants de la promotion de la santé, les acteurs sont peu familiers avec les référents de base (ex.  : vision de la saine alimentation, avis Kino-Québec, approche populationnelle, plateforme de Québec en Forme, etc.); ils préfèrent être rejoints autant dans leurs réseaux et associations professionnelles que sur le Web, mais de façon paradoxale, ils fréquentent peu le Web; la priorisation des thématiques pour lesquelles ils expriment le plus grand besoin dans leur pratique immédiate et pour lesquelles ils observent le moins d’accès dans leurs milieux respectifs diffère selon les secteurs à l’exception de la thématique « influence auprès des décideurs/relations publiques ».
Tableau 1
Priorisation des besoins en matière de connaissances utiles à l’action, selon les secteurs d’intervention des répondants au sondage pour la période 2012-2014.

Secteurs 1er rang 2e rang 3e rang
Petite enfance Influence auprès des décideurs - relations publiques Communication Développement moteur des enfants
Promotion de la santé Idem Aménagement, urbanisme, transport Circuits courts, marchés publics
Municipal Idem Offre service, alimentation dans les lieux publics fréquentés par les jeunes Idem
Scolaire Idem Idem Communication
Associatif - sportif Idem Idem Aménagement, urbanisme, transport

Conclusion :
Les promoteurs de la santé ont intérêt à mettre en place des stratégies pour fidéliser les acteurs locaux, intersectoriels à leurs outils web et à partager des connaissances dans leurs réseaux respectifs en fonction de leurs besoins. Pour induire des changements durables, ils ont aussi à intégrer aux connaissances spécifiques des notions se rapportant aux référents de base en promotion de la santé, ceux-ci n’ayant sans doute pas percolé jusqu’aux acteurs terrain.